Eva Darlan le blog

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Un espace pour suivre la carrière d'Eva Darlan, retrouver sa filmographie, ses participations au théâtre, à la TV, au cinéma, ses livres... (ps : la créatrice du blog n'est pas Eva Darlan... Un blog conçu par une "fan" ... pour les fans! Si vous souhaitez contacter directement Eva Darlan, elle est présente sur facebook. )


Eva Darlan dans L'un contre l'autre

Publié par evadarlanblog sur 29 Juillet 2008, 17:05pm

Catégories : #Eva Darlan :zoom sur certains films

  

L'un contre l'autre


Copyright : 2002
Réalisateur : Dominique Baron
Scénariste : Alexandra de Broca et Olivier Pouponneau
Compositeur : Charles Court
Directeur de la photo : Bertrand Mouly

Lieu de tournage : Paris, Région Parisienne
Diffuseur : France 3 (30/10/2004)


Après la mort accidentelle de l'un de ses fils, Jeanne, une agricultrice de 48 ans, voit sa vie profondément bouleversée. Du jour au lendemain, elle décide de quitter son mari, Rémi, et de le laisser seul à la ferme avec leur fils cadet. C'est alors que Jeanne rencontre Mouna, une jeune Marocaine qui élève seule sa petite fille, Yasmine. Toutes deux se lient d'amitié et Mouna accepte d'héberger Jeanne. Celle-ci, d'ordinaire si effacée par son travail et sa vie de famille, apprend peu à peu à s'assumer au contact de sa nouvelle amie. Pendant ce temps, Cécile, la fiancée du fils aîné, refuse de s'installer à la ferme...


Avec : Eva Darlan (Jeanne), Patrick Chesnais (Rémi), Amel Djemel (Mouna), Anne Freches (Cécile), Benjamin Bouissoux (Vincent), Arthur Dupont (Mickaël), Chafia Boudraa (Khadija), Malika Alaoui (Yasmine)

Eva Darlan l'un contre l'Un film boulversant sur le travail de deuil, ses visions différentes, sur l'incompréhension, mais aussi sur la condition des femmes, ici, ailleurs...


PRESSE  


Ce téléfilm expose avec justesse, et dans des milieux sociaux différents, plusieurs aspects de la condition des femmes aujourd’hui et surtout leur volonté d’affirmer leurs désirs et de les imposer. Éva Darlan est bouleversante et Amel Djemel apporte une véritable bouffée de fraîcheur. (Télé 7 jours)

Eva Darlan et Patrick Chesnais portent cette fiction sensible sur le douloureux processus du deuil, et la difficulté de le partager. Pleine d'humanité, l'histoire délivre l'espérance avec délicatesse. (Télé star)


Lors d'un dimanche à la campagne, près de Paris, un critérium cycliste s'achève sur la mort d'un jeune homme, Marc. Ce sont les premières images de l'un contre l'autre, et l'on craint le pire. Comment parler d'un drame pareil, la perte d'un enfant, sans se vautrer dans le sentimentalisme le plus abject? Et pourtant. La description  de ce chagrin là, très indicible, s'effectue apr le biais de quelques belles scènes : cette table que l'on met machinalement avant de s'apercevoir qu'un des convives ne sera plus jamais là, ces photos que l'on revoit quand on ne s'y attend pas, ces gens qui vous prennent dans les bras en vous disant qu'il faut être fort. quelques jours après l'enterrement , Jeanne décide de quitter la ferme. Elle est trop épuisée de pleurer, il est trop occupé à travailler, presque comme si de rien n'était. Jeanne s'installe chez une jeune femme d'origine marocaine, elle aussi fatiguée, d'une autre manière, apr sa famille très soucieuse des traditions. Comment ces deux femmes, différentes mais pareillement en rupture, vont-elles s'entraider pour aller mieux?[...]Une énergie passe, même si c'est celle du désespoir, les personnages secondaires sont bien croqués et la prestation des acteurs, plutôt sobre, achève de donner à cette fiction un cadre pudique, assez économe de mots et par-là même émouvant. Éva Darlan, qui interprète cette femme d’un certain âge ayant toujours travaillé de manière « invisible », dévouée et rarement écoutée, nous rappelle nos mères ou grand-mères ; mine de rien elle donne à son personnage une inflexion féministe revigorante. (Libération)

Désunis par la souffrance. Quand on a vu Eva darlan, il y a quelques jours, rieuse, un brin féministe, se coulant avec aisance dans la peau de Madame la proviseur, dont elle a repris le rôle, on ne peut qu'être impressionné par le talent de cette comédienne. Ici, le contraste est saisissant. En devenant Jeanne, une femme d'agriculteur, dont l'un des fils vient de mourir, elle n'est que douleur, souffrance... Comme si l'avait quitté elle -aussi, Jeanne ne peut plus vivre, dormir et s'occuper de ses deux autres enfants. Pire, elle ne comprend pas son mari, qui s'est réfugié dans le silence et le travail. Le deuil les sépare. La douleur les oppose, les isole. L'équilibre familial ébranlé, Jeanne quitte la ferme. Et c'est auprès d'étrangers, des Marocains rencontrés apr hasard, qu'elle trouvera un peu de réconfort. ce téléfilm met en scène, avec beaucoup de sensibilité, le déchirement des parents confrontés à la perte d'un enfant : l'assiette que l'on pose encore sur la table, la chambre dans laquelle on ne peut pus entrer et, surtout, l'impossibilité de partager cette blessure extrême. Bouleversant. (Pélerin magazine)

 

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léa 31/07/2008 12:03

Un très beau film...très émouvant....
et une critique très juste du Pélerin.... passer d'un registre à l'autre comme ça avec la même justesse...Chapeau bas! (je reste dans l'esprit de Bonnieux!)

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