Eva Darlan le blog

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Un espace pour suivre la carrière d'Eva Darlan, retrouver sa filmographie, ses participations au théâtre, à la TV, au cinéma, ses livres... (ps : la créatrice du blog n'est pas Eva Darlan... Un blog conçu par une "fan" ... pour les fans! Si vous souhaitez contacter directement Eva Darlan, elle est présente sur facebook. )


Eva Darlan dans Violetta, la reine de la moto,

Publié par evadarlanblog sur 9 Mars 2008, 17:08pm

Catégories : #Eva Darlan :zoom sur certains films

1996

Violetta, la reine de la moto

drame, de G.Jacques ,avec F.Pernel, D.Prévost

rôle : Roseline

Après 10 ans d'absence, de retour chez elle, au "Palais des deux roues", un terrain vague avec des carcasses de motos, la cabane où vit son frère Adrien et la caravane de ses vieux amis Kléber et Roseline, une jeune femme apprend la mort de son père, décide de remonter le numéro de moto accrobatique de son père, et va entraîner toute la famille avec elle sur les routes. 

 

 


L'humanité, 5 novembre 1997, Entrez, entrez, messieurs-dames, vous allez voir une belle histoire 
VIOLETTA, REINE DE LA MOTO.
Guy Jacques
 .... « Violetta, reine de la moto » est un petit bijou, vrai, un miracle de cinéma qui ressuscite la magie du grand écran. Allez-y voir pour le croire. On pourrait s’en tenir là, mais il vous faut peut-être plus de matière. Allons-y. Dans une casse de motos vivent Roseline (Eva Darlan) et Kléber (Daniel Prévost) qui lave sa caravane au son de Lili Boniche. La soeur de Kléber, la plantureuse Yolande (Chantal Neuwirth, tout droit sortie d’un film de Ferreri) collectionne les futurs maris d’un soir. Dans une baraque en bois habite Adrien (Dominique Pinon que l’on voit aussi dans « Alien IV ») adepte de la mob et du pinard. Le fils de Kléber et Roseline, Johnny (Bruno Slagmulder) s’est engagé pour faire bisquer son paternel mais commence à s’en mordre les doigts. Arrive Amélie (Florence Pernel, également à l’affiche de « Vive la République ! ») ou plutôt revient. Dix ans plus tôt, elle en avait quinze, elle s’est enfuie. L’on comprend assez vite qu’elle a été violée et que le frère, Adrien, soigne à l’alcool sa culpabilité de n’avoir su intervenir. Amélie revient donc, avec une idée en tête : remonter un numéro de foire, « Violetta, reine de la moto » et le présenter dans le cirque de Corneille (Julien Guiomar), lequel squatte une usine désaffectée et s’avérera être le violeur. Tourner en rond dans une sphère d’acier au guidon d’une moto n’est jamais que la métaphore de la violence, qui peut étreindre une victime qui réclame vengeance.
Voilà pour l’argument. Le plaisir rare, répétons-le, qui se dégage de « Violetta », provient du ton original - au sens pictural du terme - qu’apporte Guy Jacques dans le paysage du jeune cinéma français. A trente-neuf ans, il signe là son deuxième long métrage après quelques courts et « Je m’appelle Victor » (présenté à Cannes en 1993). D’emblée, il trouve son style dans le décalage : sur un propos de tragédie, le film est placé sous le signe de la comédie. Filmant aux marges du réalisme, entre poésie et humour doux-amer, il a réuni une fabuleuse troupe de comédiens qui parviennent à rendre par le non-dit la tendresse, la pudeur des relations filiales ou amoureuses, comme cela se pratique dans les familles populaires.
A voir Micheline Dax en épouse anxieuse de Corneille, Julien Guiomar en beau salaud, Dominique Pinon, tout en jeu du corps et expression du visage, Eva Darlan, Prévost et Neuwirth en trio, couple pied-noir, frère soeur et belle-soeur, pour ne parler que de ceux-là, on se dit que décidément beaucoup de cinéastes manquent d’imagination pour ne pas les employer au meilleur de leurs capacités. Et que quelqu’un comme Guy Jacques a une vraie intelligence de la distribution à contre-emploi. La banlieue qu’il nous donne à voir est à l’image de son cinéma : pas convenue, pourtant vraie. La vie est là, à en rire et pleurer. Que vouloir de plus ?MICHEL GUILLOUX 
RENCONTRER Guy Jacques, à l’occasion de son deuxième long métrage, « Violetta, reine de la moto », est découvrir un homme à l’image de ses films : généreux. Et donc intarissable. Morceaux choisis.Vous aimez les comédiens aussi. On a l’impression d’une troupe réunie à l’écran.
Je le dis sans ambages : je prends les meilleurs comédiens qu’on puisse avoir. On n’a simplement pas l’habitude de les réunir mais ils sont exactement ceux qui collent au personnage. ... : le rôle d’Eva Darlan va surprendre ceux qui ne la voyaient qu’en grande bourgeoise. .... J’aime mes personnages et j’aime mes acteurs, c’est tout. Chacun comporte un petit bout de moi....

 

Interview Eva Darlan juillet 2013

Et parmi tous les rôles que vous avez campé, lequel vous a le plus marqué ? Quelle femme auriez-vous aimer être ?
Je me souviens d’un très joli rôle dans « Violetta, Reine de la Moto » de Guy Jacques. C’était celui d’une femme extrêmement poétique et incroyablement drôle, qui ne disait pas toujours ce qu’il fallait dire, qui se mélangeait toujours un petit peu les pinceaux... C’est le seul personnage que j’ai eu du mal à arrêter. C’est la première fois que j’ai compris ce que d’autres acteurs entendaient par là. C’est la seule fois que j’ai ressenti ça. J’étais un peu triste de quitter cette femme... Probablement cela avait un écho en moi, elle était une femme extrêmement naïve, poétique, bienveillante et toujours gaie.

 

et dans lerideau.fr/eva-darlan/

 

Parmi les films où vous avez joué, lequel préférez-vous ?

J’ai beaucoup aimé un personnage dans un film. C’est le personnage dans Violetta, la reine de la moto. J’ai été tellement triste de quitter ce personnage. C’est bizarre, moi qui suis très cartésienne. Enfin, une cartésienne complètement cinglée ! Mais je ne crois en rien et là, tout d’un coup… C’est la seule fois où j’ai frôlé ce que je trouvais ridicule avant. Quand les acteurs disent « Oh, la, la ! Ce personnage-là, j’ai vécu avec ! » « T’as vécu avec ? Ah bon ? » Moi, celle-là, je n’ai pas vécu avec, mais c’était comme nager dans une rivière. Elle était naïve, elle faisait confiance à tout le monde. Elle parlait à côté de la plaque. Elle disait des expressions qui n’existaient pas. Elle était magnifique.

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